20/11/2009

On peut être étonnés des contradictions entre les différentes prises de position des institutions internationales quant aux politiques budgétaires des pays de l´OCDE : pour le FMI, le G20 par exemple, il faut maintenir les politiques expansionnistes parce que l’économie mondiale est encore fragile ; pour la Commission Européenne les déficits publics sont excessifs et les taux d´endettement publics auxquels on va parvenir sont une menace. Alors, faut-il aujourd´hui maintenir un stimulus budgétaire très important ou faut-il rapidement le réduire ?
Il nous semble qu´il faut répondre à deux questions préalables :
• les politiques budgétaires expansionnistes sont-elles efficaces pour soutenir l´activité ? Il est clair que la réponse est positive (soutien du revenu des ménages) ;
• la croissance économique future sera-t-elle suffisante pour réduire les déficits publics ? Il nous semble que la réponse est négative.
Il y a donc bien une grosse difficulté : réduire les déficits aujourd´hui ferait chuter l´activité, mais il faudra de toutes manières soit passer à des politiques budgétaires restrictives plus tard (d´autant plus restrictives qu´elles seront tardives) alors que la croissance sera encore modeste et le chômage très élevé, soit accepter des effets d´éviction violents de la demande privée.
Patrick ARTUS
Accédez à vos comptes

