Flash Economie
La finance s’ajuste aux désirs (déraisonnables) de l’économie réelle

29/10/2009

La crise n’est pas une crise de la finance seule : c’est une crise de la finance au service d’un projet (qui peut être déraisonnable) de l’économie réelle. Avant la crise, il s’agissait de soutenir la demande aux Etats-Unis, en Europe, par le crédit aux ménages. La finance s’est donc organisée pour permettre qu’un supplément (énorme) de crédit puisse être distribué aux ménages : Agences, covered bonds, titrisation, vente des ABS à une base élargie d’investisseurs, montages permettant de réduire la consommation de capital des banques. La circulation de l’épargne mondiale consiste alors à ce que l’excès d’épargne des pays émergents et producteurs de pétrole s’investisse dans des actifs sans risque que leur vendent les banques et les investisseurs des pays de l’OCDE, tandis que ces derniers achètent en échange les actifs risqués issus de la titrisation.

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