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Flash Marchés
par Natixis Asset Management
Semaine du 18 au 22 juin 2012

25/06/2012

De bonnes nouvelles mais pas de rebond pour les marchés de capitaux

Semaine blanche pour les places boursières. Les indices européens ont clôturé avec de petites hausses, alors que les actions américaines perdaient du terrain.

Les rendements obligataires, après le point bas atteint en début de mois, ont poursuivi leurs redressements. Le taux de l’emprunt d’État allemand a gagné 14 points de base, passant de 1,44 % à 1,58 %, alors que son homologue français était quasi stable à 2,60 % (+1 point de base). La détente des taux espagnols a été importante : la rémunération d’une obligation à 10 ans a perdu plus de 40 points de base à 6,38 %. Enfin, le dollar a repris sa progression vis-à-vis de l’euro, alors que le prix du pétrole poursuivait sa décrue, passant en-dessous des 80 dollars pour le baril américain. L’or reste toujours sans tendance claire, l’once perdant près de 3 % en 5 jours pour terminer la semaine en-dessous des 1 600 dollars.

La Banque centrale américaine a décidé de poursuivre ses achats d’obligations long terme, politique financée par la vente de titres court terme achetés précédemment. La conjoncture reste fragile (immobilier, emploi), alors que les signaux en provenance de Chine témoignent d’une dégradation dans le secteur manufacturier.

Les investisseurs ont voulu prendre un peu de temps pour analyser les nouvelles, alors que le sommet européen de la fin de semaine est très attendu.

En Grèce, le nouveau gouvernement se forme dans un climat « apaisé » : il ne comprendra pas de socialistes. Le nouveau ministre de l’économie et des finances a un profil de technicien. Le pays devrait demander un délai supplémentaire pour respecter la politique de baisse des déficits, alors que les recettes fiscales ont chuté de 10 % sur un an, le mois dernier.

En Espagne, le rapport d’audit sur les banques a conclu que ces dernières auraient besoin, dans le pire des cas, de 62 milliards d’euros. Ce montant vient confirmer que le plan d’aide européen pour les établissements espagnols est bien adapté, en tout cas en ce qui concerne le montant octroyé (100 milliards d’euros). La Banque centrale européenne a assoupli ses règles d’octroi de crédit pour les banques espagnoles.

La situation des grandes banques dans le monde fait toujours l’objet d’une étroite surveillance de la part des agences de notation. Moody’s a dégradé 15 banques occidentales, dont BNP Paribas, SG et Crédit Agricole. L’agence a pris en compte la capitalisation de chaque banque, la marge en termes de liquidité et l’exposition à l’environnement européen et à l’immobilier américain. Le groupe BPCE-Natixis avait vu sa note abaissée quelques jours avant. Moody’s note les quatre grandes banques françaises quasiment au même rang, c'est-à-dire A2. Cette position est la même que celle de Deutsche Bank, Crédit Suisse ou JP Morgan Chase. Trois banques offrent un rating de très bonne qualité : Rabobank (Aa2), qui est une sorte de Crédit Mutuel hollandais, HSBC, une des toutes premières banques dans le monde et Royal Bank of Canada.

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